Le village d’Ampangorina à Nosy Komba

De Diego nous avons rejoint Ankify en taxi brousse pour prendre le bateau… brousse jusqu’à l’île de Nosy Komba et son village principal Ampangorina. Ambiance résolument tropicale…

plage des floralies

plage des Floralies

On lève le camp à 2 heures du mat’ de Diego-Suarez pour prendre le taxi-brousse « spécial » et rejoindre Ankify, le port principal reliant la Grande terre à Nosy Be et ses îles. « Spécial » veut dire « express » ou direct, mais dans notre cas ça ne s’est pas passé comme ça. On a mis 7 heures pour arriver à destination. 7 heures pour faire 233 km. Le chauffeur voulait vraiment amortir son trajet : arrêt tous les quarts d’heure pour récupérer des gars et les (nous) entasser comme du bétail. On a péter la courroie… Classique ! Réparé en deux secondes chrono.

port d'ankify

Port d’ankify

Quand on arrive au port d’Ankify, le comité d’accueil est là… Les rabatteurs des bateaux-brousse vous attendent ! Ils courent après le taxi-brousse, tapent aux vitres, se battent entre eux… Un réveil en douceur vita malagasy (made in Madagascar). On a beau avoir un contact pour l’embarcation, le patron du bateau n’est pas là et nous, on a déjà payé le rabatteur, vazaha naïfs que nous sommes… On attendra 3 heures dans le bateau avec des compagnons de galère grenoblois que le patron se décide à venir, et à lever l’ancre ! Même principe que le taxi, le gars ne veut pas partir tant que le bateau n’est pas plein !

nosy komba flamboyant

Nosy Komba et ses flamboyants

Même si on a peu dormi et que nos nerfs ont été mis à rude épreuve, comme souvent ici, la traversée est vraiment agréable. On suit les côtes sud et ouest de l’île de Nosy Komba. L’île montagneuse est recouverte d’une épaisse végétation tropicale. Les flamboyants colorent le littoral en rouge, plusieurs criques se dessinent entre des rochers… Le bruit de la forêt résonne jusqu’au large. Ça donne envie de s’y perdre. On croise même des dauphins…

débarcadère nosy komba

débarcadère nosy komba vu de notre case

Les vazahas débarquent à Ampangorina, le village principal situé au nord de l’île de Nosy Komba. Les grenoblois vont chez Yolande et nous chez Léontine. De notre côté, c’est sommaire mais pas cher. Des cases en falafy authentiques, tellement bien intégrées au village qu’il faut savoir que c’est un hôtel et pas se planter de case sinon vous rentrez chez quelqu’un. Le point négatif c’est que la gérante est à Tana et c’est la seule à parler français…

vente tableaux nosy komba

les tableaux pour touristes

Le village est essentiellement composé de cases en falafa. Il y a très peu de constructions en « dur », à part l’école et un dispensaire. Ambiance Mora-Mora garantie. Les voix des femmes  qui s’interpellent résonnent dans les allées. Sur le pas de leur cases, elles sont allongées ou assises, se font des tresses, commèrent, en attendant que quelqu’un leur achète un fruit ou du poisson… D’autres vendent de l’artisanat local, de la vanille ou des nappes aux touristes de passages. Quelques gars jettent les dominos, toujours bien accompagné d’une THB (bière locale), dans l’épi-bar du coin. Sur la place centrale du village, ce sont les gamins les stars ! Ils récitent en coeur leur leçon de Français dans la salle de classe de l’école.

Plus loin, c’est la fin du village, et le début de la belle plage des Floralies. C’est aussi la décharge publique et l’endroit où on vient faire ses « grosses commissions » (pour les « petites » c’est derrière les cases). On oublie de préciser ces trucs là sur les cartes postales. Il faut laisser ce « petit coin » derrière nous et descendre la plage jusque vers l’hôtel des Floralies pour être au top : à l’ombre des flamboyants, sur le sable fin. On peut aller nager avec les tortues marines en rejoignant la barrière de corail à 200 mètre au large. C’est sympa ! Attention quand même aux méduses, ça pique un peu, mais rien de bien méchant.

coucher de soleil nosy komba

couchée de soleil floralies

A la tombée de la nuit, dans notre case en falafa nous sommes bercés par le chant des femmes et la rumeur de la forêt… En fermant les yeux, je me crois dans une tribu indienne en pleine forêt amazonienne.

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6 réponses à “Le village d’Ampangorina à Nosy Komba

  1. On a fait ça il y a moins de 6 mois, de quitter Diego 4h du mat et avant la traversée, ça paraissait interminable… Une fois sur la vedette au milieu de nulle part on souffle, on oublie qu’on a payé pour traverser en famille privatiser la vedette puis qu’ils ont ajouter, 1, 2, 3, 4 et puis 5 personnes. Ça c’est Mada!!!

  2. Je suis content de découvrir mon pays à travers ce blog, merci à vous! 🙂 les photos sont merveilleuses.
    Bon à Mada ce ne sont pas les retards de la SNCF!!! hihihi ce sont les imprévus pendant les voyages, on ne sait jamais à quoi s’attendre. Mais en tout cas le paysage est là pour aider à patienter 😉

  3. Pingback: Madame Yvonne à Nosy Komba | Récit de voyage Madagascar·

  4. Pingback: Les lémuriens de nosy komba | Récit de voyage Madagascar·

  5. ça fait partie du voyage tout ça. On en rigole maintenant, mais même après 1 an passé ici, c’est dur d’apprendre la patience…

  6. Pingback: Les plantations d’Ambanja | Récit de voyage Madagascar·

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