Les pistes de l’Ouest

De Morondava à Ifaty, c’est la piste côtière. On entre dans la partie « sauvage »… Des villages de pêcheurs reculés, des passages plus difficiles pour les 4×4 et des petits coins de paradis comme Belo-sur-mer.

La piste

La piste

Quelques kilomètres au sud de Morondava, on croise un 4×4 embourbée et toute une foule de villageois en train d’admirer le spectacle. Ça annonce la couleur ! Il y a plusieurs passages où l’eau monte très haut. Les chauffeurs remontent leur jean et vont jauger le niveau. On trouve toujours un rabatteur pour nous indiquer le passage le plus profond, mais les chauffeurs ne sont pas dupes ! Oui le rabatteur demande ensuite de l’argent pour vous aider à sortir…

Quand le 4×4 ne doit pas affronter l’eau, c’est le sable qui prend le relai. Et là, le Nissan Patrol tire un peu la gueule. Alors qu’on vient de visiter une forêt de baobab « bouteille » et de passer à proximité d’une saline, on entame la montée au village de Belo-sur-Mer. Les cases sont accrochées à une dune de sable face au canal du Mozambique. On galère pour ne pas s’ensabler, mais finalement on arrive à bon port.

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Belo-sur-Mer cultive une image de village du bout du monde. Accessible seulement par piste, et encore, avec un bon 4×4, ou par la mer, Belo est un village de pêcheur tranquille. La deuxième activité après la pêche est la construction de boutres. Nous, on profite du calme ambiant pour recharger les batteries, piquer une tête et manger du bon poisson grillé !

ensablé !

ensablé !

Départ à l’aube direction Ifaty pour une journée sous le signe du sable ! Et de la poussière aussi…. On en a bouffé. Après un pique-nique dans la savane africaine du côté de Manja, on doit passer un bac. Comme à chaque bac, les gamins nous demandent de faire un strip-tease intégral (donne-moi ton tee-shirt, donne-moi ton shirt, donne-moi tes sandales ;), jusque là c’est normal. Mais à l’arrivée on doit passer par 2 kilomètres de sables et là ça se corse. Le Nissan casse le mode 4×4, et s’ensable. On va devoir finir l’aventure en 2 roues motrices. Ce qui est rageant c’est que le bac est « mouvant » et bizarrement il est mis à l’endroit le plus difficile. Pourquoi ? Parce que le business local c’est de pousser les 4×4 ensablés. On a dû verser 40 000 ar.

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Du coup changement de plan, on descend à Ifaty par une autre route, la « Nationale ». Oui monsieur ! Une sale piste, mais une nationale quand même, la classe ! Pour le plus grand bonheur de ma mère on va devoir dormir dans un village « local », dans un « hôtel » local. Le comité d’accueil est là. Il est 16 heures et des gars bourrés viennent postillonner à la gueule des vazahas fraîchement débarqués. Le gardien de « l’hôtel » défend les lieux avec sa sagaie. Ma mère s’enferme dans la chambre. On ne la verra que le lendemain.

Les champs de coton

Les champs de coton

On laisse Befandriana derrière nous. Et on traverse les champs de coton avant de se rapprocher du canal du Mozambique. Mangily, Ifaty. Ma mère respire.

En bonus, une nuée de criquets :

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