Taxi-be pour Anjozorobe !

 Pour rejoindre Anjozorobe depuis Tana, une solution : le taxi-be. 3 heures de trajet dans une ambiance collé-serré, animé par les vendeurs de Koba et les petits tracas mécaniques…

taxi-be

Avant de vous raconter Anjozorobe, une mise au point s’impose :

La différence entre un taxi-brousse et un taxi-be est ténue. Le taxi-brousse couvre de longue distance. Du coup, en général, on est serré, les places assises sont optimisées (c’est un bien grand mot), mais c’est presque « supportable ». Un taxi-be circule en ville sur de courtes distances. On est serré… Non, on est souvent agglutiné. Les places assises ne suffisent plus et la pauvre épave dégueulent de monde comme une poubelle trop pleine. Une dizaine de gars peuvent s’accrocher à l’arrière du minibus les cheveux aux vents. Des fois, en regardant par la fenêtre, on tombe même nez à nez avec un pied qui se balance depuis le toit du véhicule (hein Margaux !).

Et bein pour aller à Anjozorobe, c’est un taxi-be ! Et il met 3 heures pour avaler les 90km de bitume et de terre qui séparent Anjozorobe de la capitale. A moins d’être un contorsionniste chinois, il est difficile de se relâcher durant le trajet. C’est un combat de tout instant avec la personne qui partage votre siège. Le moindre relâchement, virage ou assoupissement, est exploité pour grappiller quelques centimètres sur son voisin. Au final on se rend compte que l’autre ne prend pas tant de place que ça : c’est juste que les sièges sont prévus pour des nains anorexiques !

koba

Hum… Le bon Koba

« Kouba ! Kouba ! Kouba ! ». Le receveur du taxi-be (un genre de contrôleur) entonne ces mots comme une chanson, alors qu’on entre dans un village. En arrivant vers la place principale, notre épave à roulette se trouve prise d’assaut par des gars armés d’assiettes et de cordes vocales bien entraînées. Leur cri de guerre : « Kouba ! Kouba ! Kouba ! » Leur but : nous faire bouffer ce gâteau, nommé Koba (prononcer Kouba), qui ressemble à un rôti de bœuf enveloppé dans une feuille de bananier. Ça surprend ! En tous cas, en chantonnant, le receveur avait anticipé la leçon de vente, un brin agressive, de nos amis vendeurs de Koba.

Anjozorobe (1)

Enfin Anjozorobe ! En arrivant, c’est super. La campagne française procure déjà une certaine forme de nonchalance, de nostalgie, mais la campagne malgache nous transporte encore plus loin du vacarme de la ville et de la modernité. On entre dans une autre dimension. Quand on sort du taxi -be, deux mondes se rencontrent. La curiosité est partagée. On parcourt le village pour rejoindre la maison de nos amis Suisses qui est un peu à l’écart. Des enfants nous sourient timidement, avant d’aller se cacher dans une ruelle. De toute évidence, il n’y a pas beaucoup de vazaha qui passent par là.

Anjozorobe (69)

Leur maison surplombe la vallée. En contre bas, la rivière Mananara serpente au milieu des rizières, bien encadré par des collines tondues, coiffées de quelques maisons en terre rouge. Dans la cour, des poules noires sortent de nulle part. Une cabane abrite les toilettes : un trou en fait, le papier hygiénique c’est pour les jours de fête ! De l’autre côté, la salle de bains : un autre trou, ne pas oublier son seau d’eau et sa tasse pour se laver !

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(Maintenant la suite, les tracas mécaniques seront pour le trajet retour…)

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