Sainte-Marie ça se mérite ! (Part 2)

Après un départ retardé, un pneu crevé et une traversée en bateau plutôt chaotique, c’est avec beaucoup de soulagement que nous posons le pied sur l’île de Sainte-Marie.

clochards à Tamatave

La nuit a été courte. Nous nous réveillons à 4h30 dans les vapeurs d’alcool. Direction la station Shell de Tamatave où nous avons rendez-vous avec un minibus pour nous emmener jusqu’à l’embarcadère. Nous avons un peu l’air de 6 clochards posés sur le trottoir avec nos sacs à dos. En tout cas ça fait rire les passants ! Après quelques revirements de situations et 3 heures d’attentes, nous devons finalement rejoindre les locaux de la compagnie Cap Sainte-Marie pour le départ. Merci qui ? Merci Cap Sainte-Marie de nous avoir fait lever à 4h30 et de nous avoir fait attendre 3 heures ! Mais ce n’est pas tout… Au bureau, je suis obligé de gueuler sur une employée pour qu’elle comprenne que je réside à Madagascar et que c’est donc demi-tarif pour moi : on aurait dit qu’ils n’avaient jamais vu de passeport de travailleur expatrié (je ne suis pas sûr qu’ils aient compris, mais pour que je me taise ils m’ont seulement fait payer demi-tarif) ! Et comble du comble, nous devions voyager en minibus tout confort et on se retrouve en mode taxi-brousse tout pourri ! Merci qui ? Merci Cap Sainte-Marie ! On part enfin vers 8h30 après avoir récupéré quelqu’un, chargé une machine à laver et une commode…

pneu crevé !

Il faut quand même 4 heures pour parcourir les 141 km entre Tamatave et Soanierana Ivongo. Autant dire que la route est très mauvaise ! On ne dépasse guère les 40 km/heure et nous sommes secoué comme sur un bateau. Il faut surfer entre les ornières et les nids de poule. Par moment nous longeons la mer, traversons des villages en falafa, la vie s’écoule paisiblement de l’autre côté de la vitre. Le taxi-brousse vient quand même perturber cette douceur ambiante. Lancé à fond de seconde entre deux nids de poule, nous manquons de peu d’écraser une vingtaine de poulets : finalement ce sera un chiot qui aura été sacrifié sur l’autel bitume par le bourreau taxi-brousse. Pour quel dieu ? Le dieu Darwin ! La sélection naturelle est le concept phare ici : ce chiot n’était pas assez costaud, pas assez rapide ou juste trop con… Nous (je parle au nom des vazahas du bus) sommes étonnés de voir des enfants sachant à peine marcher, déposés sur le bord de la route pour jouer… On vient d’écraser un chiot, et les taxi-brousse conduisent vraiment très mal… Peut-être que les parents s’en remettent au dieu Darwin aussi… Après un crochet pour laisser deux personnes à Fenerive Est (c’est censé être un Express jusqu’à l’embarcadère, mais on ne doit pas avoir la même interprétation du mot Express), le taxi-brousse crève ! On dirait que Cap Sainte-Marie veut nous garder sur le continent ! Gros soulagement lorsque nous arrivons à l’embarcadère ! De courte durée pour  ma part…

en route vers sainte-marie

Sur le bateau, je regrette vraiment d’avoir bu ces mojitos, ces verres de vin, ces bières et ces vodkas-pomme ! Je regrette aussi de n’avoir rien mangé ce matin (il est déjà midi) et de n’avoir dormi que 2 heures cette nuit (voir : Départ pour Sainte – Marie). Bref, cette traversée d’1h30 est la pire que j’ai connu. Je suis malade comme un chien ! C’est simple je n’ai qu’une envie c’est qu’on me jette à la mer ! Achevez-moi putain (oui je pense ça à ce moment précis) ! Je suis paralysé, je sue comme un porc, j’ai du mal à respirer, j’ai l’impression que je vais crever !

ile sainte marie

Quand nous débarquons enfin à Sainte-Marie, j’ai encore la tête qui tourne et il me faut bien 15 minutes pour arrêter de tituber ! Mais c’est cool d’être ici. Quelqu’un de l’hôtel vient nous chercher en pick-up. Avec Seb et Sam on se cale à l’arrière. Alors que le paysage défile sous mes yeux, mes souvenirs figés par les photos prisent il y a 8 ans reprennent vie. Quelques déceptions quand même… Il y a plus de bitume qu’avant et le bâtiment principal de l’îlot Madame est dans un sale état alors qu’il était d’un blanc éclatant il y a 8 ans.

plage sainte-marie

Nous rejoignons nos bungalows, face à la mer… Un grand ponton en bois avance dans l’océan. C’est vraiment sympa. Nous avons bien mérité une baignade ! Je plonge directement au milieu des coraux et des poissons multicolores. Coucher de soleil, cocktail et poisson grillé, rien de tel pour passer une bonne soirée !

(La suite maintenant : Noël à Sainte-Marie)

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10 réponses à “Sainte-Marie ça se mérite ! (Part 2)

  1. Finalement t’as raison, on va éviter le taxi brousse au mois d’Aôut, ça me fait moins envie d’un coup….

  2. Haha rien n’est facile hein :p Zizou avait la classe à coté ! Bon en tout cas la récompense a l’air à la hauteur quand même 😉
    bises
    Biz

  3. Seb Amada, me fait penser à générique de la série de téléréalité du moment, les ch’tis à las vegas. On pourrai rajouter la musique avec ton Seb Amada. Lol que des aventures…

  4. je suis toujours morte de rire en lisant vos mésaventures. c’est décrit avec tellement d’humour ah la la merci de me faire rire aussi fort alors que lundi sera là dans 24h et 30min exactement haha

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