Une armée d’étrons

Ça fait un petit moment qu’on n’a pas donné de nouvelles. C’est pas pour me justifier, mais on n’a pas eu trop le temps.

Par où commencer ?

L’appartement qu’on croyait être nôtre nous a fait défaut. Après une invasion de termites, suivi de très près par une invasion de cafards, qui a laissé place à des fuites… talonnée par des odeurs de pots d’échappement intermittentes aux heures de pointe… Même Margaux, incarnation de la patience et de l’optimisme (à côté de moi), a su baisser les armes et s’avouer vaincue par l’insalubrité des lieux. On y a pourtant cru un moment, on pariait sur le potentiel de l’appartement… Avoir du potentiel c’est bien, encore faut-il avoir le temps de le transformer en quelque chose de concret. Et vu l’ampleur de la tâche et la réactivité locale, il aurait été nickel dans 2 ans. Et nous on ne serait plus là (oui je ne compte pas rester plus de 2 ans ici).

J’ai vécu mon premier film d’horreur dans le rôle de l’acteur principal. Je plante le décor… Je raccompagne la maîtresse de maison jusqu’à un taxi (j’obtiens le juste prix sans même besoin de négocier). Elle part pour l’île de la Réunion. Je rentre à l’appartement. Je suis seul. Me prend soudain l’envie de vaporiser une bombe aérosol anti-cafards dans quelques coins stratégiques de la cuisine (sous l’évier, derrière la gazinière, le frigo, sur les canalisations qui sont à l’air libre dans l’appart). Je me dis que ça ne pourra pas faire de mal d’en niquer deux trois. Je sors de la cuisine l’air satisfait. Mais je ne suis pas seul. J’entends du bruit dans la cuisine. Je n’ai même pas le temps d’ouvrir la porte que déjà je vois deux cucarachas gros comme des mantes religieuses s’enfuir dans le salon. Je les poursuis en les aspergeant de produit toxique (qui ne l’est pas que pour eux). Ils vont se réfugier sous des meubles (pour mourir en fait). Je cours calfeutrer la porte de la cuisine pour éviter une fuite massive de nos amis rampants. Et j’attends un peu. Je me dis que je n’ai qu’à faire la même chose dans les salles de bains qui sont situées au-dessus et en dessous de la cuisine. Cette fois je prends soin de calfeutrer avant de vaporiser l’anti-cafard. Je me pose dans le salon malgré l’odeur du produit qui prend à la gorge. Après un moment, j’ouvre la porte de cuisine pour voir où ça en est. Et là, j’ai une vision d’horreur. La petite cuisine de 10 mètres carré est gavée de blattes de toutes tailles et de tout aspect. Il y en a par terre, sur les murs, dans l’évier… Sur le moment j’avoue que je n’ai pas pris le temps de faire une étude détaillée de la faune locale. Armé d’un balai et de la bombe, je me suis mis dans la peau d’un hockeyeur, j’ai ouvert la porte fenêtre qui donnait sur l’extérieure et mon but consistait à les jeter dehors avec le balai. J’en ai foutu une vingtaine dehors de cette manière. Avec l’autre main je vaporisais les plus coriaces qui remontaient par les canalisations le long du mur. Ils tombaient ensuite comme des mouches, le ventre en l’air. Ça puait la mort… Il faut le savoir, ces bêtes puent. Elles sentent la merde. Les pires au niveau de l’odeur, c’étaient les noirs (n’y voyez rien de raciste, je vous vois venir…). Et les pires tout court, c’étaient les gros qui volaient… Entre ceux que j’ai viré et ceux que j’ai retrouvé mort un peu partout dans l’appart, j’ai compté, ça en faisait une cinquantaine. J’étais dans un état second, ça m’a vraiment foutu les jetons ces bestioles. C’était comme si je devais me battre contre une armée d’étrons volants ou rampants… Le flip quoi ! Tu ne veux pas les toucher, mais tu veux t’en débarrasser, et ça grouille de partout… Et c’étaient pas des lopettes. C’étaient des blattes de compét’ ! C’est simple je n’en ai jamais vu de cette taille, sauf dans les films.

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11 réponses à “Une armée d’étrons

  1. Alors ça c’est l’aventure avec un grand A, même Indiana Jones n’aurait pas fait mieux, je suis fière de toi mon fils…

  2. Que c’est drôle d’imaginer ça … de très très loin bien sûr !
    Courage Mister Bean Grylls … t’as pas posé la caméra dans un coin pour filmer l’action ?

  3. Je suis morte de rire (sans vouloir minimiser le problème) Je vous vois avec toutes ces bêtes. Je vais parcourir votre blog page par page et je sens que je vais me plaire ici 🙂

  4. Pingback: Recit Voyage: un blog très sérieux où on rit aux éclats | Mes blogs préférés·

  5. Un truc écologique contre les cafards :
    « Prendre 2 cuillères à soupe d’acide borique que l’on mélange avec 4 cuilléres à soupe de lait concentré type Nestlé.
    On place un peu partout des petites portions sur le passage des cafards et en quelques jours, plus rien.
    On a fait cela pour les cafards dans la voiture, depuis, c’est notre insecticide fétiche anti-cafard.
    Après, je ne sais pas si on trouve de l’acide borique à Tana.
    Moi, j’habite La Réunion où les cafards volent carrément le soir quand il fait très chaud.

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