Balade dans le vieux Tana

bougainvilliers et veille Peugeot bâchée

bougainvilliers et veille Peugeot bâchée

L’été est arrivé sur Tana depuis samedi. J’ai rangé la polaire et la veste pour sortir mon vieux short en jean. Et va falloir en profiter parce qu’à partir de novembre c’est la saison des pluies à Tana. D’après Fanja, la propriétaire de la chambre d’hôte, à partir de 16h, il pleut tous les jours. Les rues sont inondées, l’eau recouvre les (nombreux) trous  dans la chaussée et il y a beaucoup d’accidents. Autant dire que ça me branche moyen ce décor. J’ai déjà du mal à éviter les trous, les voitures et les vendeurs ambulants sans les pluies diluviennes…

Je suis donc parti ce dimanche matin pour découvrir plusieurs quartiers de Tana. Je fais office de guide pour la troupe du jour, qui se compose d’une Suédoise végétarienne et d’un couple Ougando-anglais membre d’une association de protection des forêts (en fait la Suédoise aussi écrit une thèse sur la protection des forêts – oui je les ai laissé entre eux de temps en temps).

Je les conduis par de escaliers très pentus jusqu’à une des anciennes portes de la ville. Antananarivo (Tana) était autrefois fortifiée et 7 portes permettaient d’y accéder.

La porte d'Ambavahadimitafo

La porte d’Ambavahadimitafo

Une fois passée cette porte, nous entrons dans l’enceinte de la vieille ville, autrefois domaine des rois et de leurs courtisans. Encore quelques marches et nous arrivons vers le palais de justice, le palais du premier ministre et le palais de la reine (Rova). Nous dominons la ville.

vue sur le stade Mahamasina et le lac Anosy

vue sur le stade Mahamasina et le lac Anosy

Je les emmènent ensuite dans le quartier d’Andohalo, où les personnes les plus importantes étaient installées (peut-être encore aujourd’hui). On a vraiment l’impression de trouver un havre de paix loin de l’agitation urbaine, des klaxons et des ordures. Nous rencontrons d’ailleurs un malgache en pleine méditation qui s’excuse de ne pas être à l’église (et oui c’est dimanche) : « je dois réfléchir sur mon avenir après mes études ».

Le Palais de la Reine se dessine au loin

Il y a beaucoup de croyants endimanchés dans la rue. Les tenues confirment que nous ne sommes pas dans un quartier populaire, mais pas non plus dans un quartier d’expatriés, nous sommes dans le quartier historique de la noblesse tananarivienne. Il y a de belles maisons traditionnelles, des bougainvilliers en fleurs, et des voitures de collection (normal à Tana, il n’y a presque que ça).

bougainvilliers et veille Peugeot bâchée

bougainvilliers et veille Peugeot bâchée

En contrebas, l’église anglicane trône sur la place Andohalo. Notre-Dame de Tana et son parvis n’est pas très loin. Le Montmartre local révèle ici tout son charme.

église anglicane d'ambohimanoro

église anglicane d’ambohimanoro

cathédrale d'Andohalo

Notre-Dame de Tana ! La cathédrale d’Andohalo

Adieu quiétude, nous quittons Andohalo pour redescendre un peu plus vers le centre.

Chacun range son appareil photo. Retour à la réalité. Plus nous nous rapprochons du centre-ville, plus nous sommes sollicités par des vendeurs de toutes sortes : vanille, broderies, cigarettes… Ils nous repèrent de loin et courent à notre rencontre pour tenter leur chance. Nous pénétrons dans le grand marché du centre-ville en haut de l’avenue de l’indépendance (ex : Zooma). De loin, c’est comme une multitude de parasols colorés. Quand nous sommes dedans, c’est impressionnant. Il s’étale sur des kilomètres. Il y a le coin des bouchers, avec la viande qui pendouille à l’air libre et le bourdonnement des mouches. Une odeur qu’on n’oublie pas ! Les poissons séchés (même topo pour l’odeur), les fruits, les vêtements…

Nous arrivons à la gare de Soarano et la grande avenue de l’indépendance. Nous voulons la remonter et essayer de trouver un restaurant. Nous sommes vite repéré par un gamin des rues. Il nous colle au train et crie quelque chose en malgache. 5 autres arrivent. Ils nous encerclent, font mine de faire la manche en tendant leurs chapeaux et laissent courir leurs mains jusque dans nos poches. Nous essayons de les faire déguerpir mais ils s’accrochent. Nous finissons par nous en débarrasser non loin du seul resto ouvert ! « Le Glacier », les meilleurs Sambos (ou samoussas) du coin. Mais aussi le Resto-bar à putes le plus connu du coin. Je n’ai pas eu besoin de les prévenir, tout le monde a rapidement saisi le concept. Des demoiselles attendent au bar, de vieux vazaha (étrangers, blanc) rôdent. Il y a quand même quelques touristes. Heureusement les Sambos sont bons !

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7 réponses à “Balade dans le vieux Tana

  1. coucou c’est maman, c’est sympa cette petite balade guidée dans Tana avec les photos, on s’y croirait !

    • hey Tinou !! t’as bien fait de me conseiller cette visite ! trop bien ton « beauf » par alliance !!! je m’y croirais…30 ans plus tôt !!

  2. Le Glacier!!!! Et dire que Renaud Marie, le collègue de l’express de Maurice qui nous servait de guide nous y a emmenés. Le décor n’a pas changé:les toutes jeunes demoiselles et les vieux vazaha. Je ne me souviens pas des sambo mais du salegy… un autre rythme

  3. Pingback: Nouvel an malgache 2013 | Récit de voyage Madagascar·

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